Réussir vigne 19 avril 2002 à 13h35 | Par Claudine Galbrun

Viticulture - Les trois quarts des employeurs bordelais souhaitent embaucher un salarié

Selon une étude de la Chambre d´agriculture de Gironde, 76 % des employeurs viticoles souhaiteraient embaucher prochainement un salarié, en dépit des difficultés rencontrées.

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Cette étude dont l´objectif est d´évaluer les besoins qualitatifs des employeurs débute par un paradoxe : alors qu´une très forte majorité de viticulteurs voudraient embaucher, la moitié d´entre eux ont recours à la sous-traitance auprès d´entreprises de travaux agricoles, tout en se déclarant insatisfaits de la qualité du travail rendu. Cette externalisation des tâches répond toutefois à des besoins différents. Soit on fait appel à une entreprise extérieure pour des travaux précis par faute de matériel. La filtration par exemple est effectuée à prés de 90 % par des prestataires. Soit il faut répondre à un surcroît ponctuel de travail dans le cas de plantation ou d´arrachage.
Baisser les charges sociales
Alors, pourquoi ne pas recruter ? Les employeurs estiment que l´importance des charges sociales constituent le premier frein à l´embauche. Ils déplorent également la lourdeur administrative des démarches. Ils ne manquent pas non plus d´évoquer la diffusion aléatoire des offres et demandes d´emploi (50 % des recrutements se font par le bouche-à-oreille), se déclarant peu satisfait des services de l´ANPE, et le déficit de formation des salariés potentiels. Les employeurs sont également conscients de la faiblesse des rémunérations et de la pénibilité des travaux.
Pour satisfaire leurs besoins, les employeurs réclament une baisse des charges sociales. Elle permettrait, estiment-ils, de proposer des salaires supérieurs et de fidéliser les embauchés. Ils souhaiteraient également une valorisation des métiers de la viticulture à l´image de ce qui a été fait dans le secteur du bâtiment et des travaux publics et un effort sur la formation. Cette étude, note la Chambre d´agriculture, fait également apparaître la nécessité de mieux former les exploitants à la gestion du personnel. D´autant plus que près de 20 % des viticulteurs employant moins de cinq salariés ne se considèrent pas comme des employeurs de main-d´ouvre.

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