Réussir vigne 19 janvier 2005 à 16h45 | Par Elise Coscia - Paysan du Midi

Viticulture - Le Languedoc à la rencontre du Nouveau monde

Le 26 novembre à Montpellier, une journée d´échange entre les viticulteurs et les oenologues du Nouveau monde et leurs homologues languedociens était organisée à l´initiative du Conseil général.

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Afrique du Sud, Chili, Argentine, Australie. et Languedoc. La journée de rencontre a permis de dresser des bilans et d´établir de nouveaux dialogues entre des régions viticoles aux cultures bien différentes. La chasse aux idées reçues a été lancée ! Comme l´a indiqué Hervé Hannin, ingénieur de recherche à l´Agro de Montpellier, « il ne faut pas oublier que ces pays ne travaillent pas dans les mêmes conditions que nous ; il existe, parfois au sein même d´un de ces pays, de grandes disparités : chacun doit donc gérer, à son échelle - dans la mesure de ses moyens et de ses appuis - les exigences naturelles. et parfois politiques. Tout n´est pas si facile ».
La qualité imposée par l´aval
Par exemple, il faut savoir que la notion de qualité, déjà relativement subjective en France, est souvent imposée par l´aval dans les pays du Nouveau monde. La segmentation des gammes y joue un rôle essentiel et la qualité semble liée au positionnement des prix. Elaborés à partir de méthodes modernes et avec des technologies appropriées (sophistiquées), les vins du Nouveau monde développent des pratiques d´hygiène de la vendange et des chais. Certains pays (d´Europe du Nord en particulier) sont très sensibles à ces précautions, ce qui peut motiver l´achat de ces vins par rapport à d´autres. Justement - on s´en serait douté - l´optique des viticulteurs de l´hémisphère Sud est de séduire les consommateurs. Personne ne considère le raisin comme une simple matière première et toutes les mesures sont prises, non seulement pour préserver les baies sur le plan sanitaire, mais aussi pour favoriser l´émergence des tanins, des sucres. Le tout, bien entendu, en fonction des profils de vins recherchés.
Alain Carbonneau, directeur de l´Institut des Hautes Etudes de la Vigne et du Vin, a souligné le risque « d´industrialisation des pratiques oenologiques ». Mais un viticulteur chilien a tempéré : « le terme d´industrialisation n´est pas obligatoirement péjoratif, c´est la traduction littérale d´un mot anglais qui désigne simplement le fait d´avoir défini un cadre d´action, certes, parfois à grande échelle ».

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