Réussir vigne 26 décembre 2001 à 11h08 | Par Claudine Galbrun

Viticulture - Gare aux résistances des anti-mildiou en 2002

La campagne phytosanitaire 2001 s´est déroulée dans un calme apparent. Mais des leçons sont d´ores et déjà à tirer, notamment avec l´émergence de nouvelles résistances à certains anti-mildiou.

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Il serait sans doute bon de profiter de cette année, somme toute de répit au plan phytosanitaire, pour se poser les bonnes questions quant à la gestion des matières actives, a indiqué Pierre Speich, du service de la protection des végétaux, lors du colloque Euroviti, organisé à l´occasion du Sitevi. Deux éléments auront marqué cette année 2001 : l´apparition de résistance du mildiou aux inhibiteurs mitochondriaux et le vide laissé par le retrait de l´arsénite (voir même numéro, même rubrique). Des phénomènes de résistance ont en effet été constatés aux QoI. Pourtant, dés l´arrivée sur le marché des premières substances actives de cette catégorie, des consignes strictes sur une limitation à trois applications au maximum ont été lancées, quelle que soit la maladie visée. « Des essais mis en place dans le Gers ont mis en évidence une perte d´efficacité très importante du groupe des QoI », note Pierre Speich.
Limiter les QoI à deux ou trois applications
Pour des dates et des conditions de traitement équivalentes, la Rémiltine et le Forum se sont montrés efficaces. Par contre, les trois spécialités intégrant un QoI sont en net retrait (Quadris, Equation, Arte). Les spécialités à base de famoxadone ou de fenamidone voient leur baisse d´efficacité atténuée par, sans doute, la présence de substances tierces dans leur composition, indique encore Pierre Speich. Pour 2002, la limitation à deux ou trois applications de QoI doit être de mise, en ne dépassant pas deux applications successives et en vérifiant le bon maintien d´efficacité à la parcelle. « Une gestion sans faille et sans complaisance des matières actives disponibles : telle est la leçon à tirer de 2001. Reste à évaluer les voies possibles de diminution des intrants et trouver le meilleur compromis possible entre le risque acceptable et la sécurité », souligne Pierre Speich.

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