Réussir vigne 07 juin 2013 à 09h39 | Par Benoît Velut

Vin et emballages - Certifié alimentaire ? Nécessaire mais pas suffisant

Idée-clé à retenir du colloque "Vin et emballage, un couple plein d'avenir", organisé ce 6 juin à Montpellier : alimentarité ne veut pas dire neutralité sensorielle.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
"Vin et emballages, un couple plein d'avenir", le 6 juin à Montpellier
"Vin et emballages, un couple plein d'avenir", le 6 juin à Montpellier - © ICV

Le colloque "Vins et emballages, un couple plein d'avenir", organisé par l'ICV et Pure Environnement à Montpellier SupAgro hier, ne pouvait tomber mieux, en pleine bagarre commerciale avec la Chine au sujet des phtalates. Un panel d'experts en la matière s'est passé la parole, explorant toutes les facettes des interactions entre le vin et ses différents contenants. "Le vin est un liquide particulier du fait de sa teneur en alcool, qui est comme chacun sait un solvant, et qui peut capter bon nombre de molécules indésirables", a expliqué Michel Larroque, chercheur à la faculté de pharmacie de Montpellier et expert à l'INSERM. Les composés les plus dangereux sont évidemment bien encadrés, comme l'a rappelé Hervé Pey de la DGCCRF.

 

Mais les normes d'alimentarité ne sont pas suffisantes. Plusieurs intervenants l'ont souligné : alimentarité ne veut pas dire neutralité sensorielle ! "Par exemple le butyl acrylate, qui a une odeur piquante de plastique, est autorisé jusqu'à 6 mg/kg de produit. Or une micro-dose de 30 μg/L (200 fois moins !) est suffisante pour marquer négativement un vin !", a annoncé Bénédicte Nicolini, de l'ICV. D'autres molécules issues de migrations dans le vin n'ont même pas de dose limite, et pourtant... "les styrènes n'ont pas de restriction de concentration, mais ils sont perceptibles dès 60 μg/L", ajoute Alain Bobé, de Pure Environnement. Et que dire des TCA, perceptibles à un seuil presque 700 fois inférieur à la dose légale…

 

Conclusion : il ne faut pas se contenter d'un certificat d'alimentarité. Il faut également réclamer un engagement contractuel sur la neutralité sensorielle de la cuve, du tuyau, de la bouteille, du bouchon ou de la capsule à vis que l'on vous vend. "Ce n'est pas gagné, observe Géraud-Pierre Aussendou, de la maison Bouchard, quand on voit la difficulté à récupérer ne serait-ce que les fiches techniques et les certificats d'alimentarité.".

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui