Réussir vigne 10 novembre 2015 à 08h00 | Par Xavier Delbecque

Un patch biodégradable pour lutter contre l'esca

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- © Infographie Réussir

De quoi est constitué ce patch ?

Une équipe de chercheurs de l'Illinois, dirigée par Alexander Yarin, s'est inspirée de la technologie d'électrofilage (sorte de tricot à très petite échelle) utilisée en médecine, pour développer un filet aux mailles micrométriques. Sur une structure de microfibres en cellulose, ils ont apposé une toile de nanofibres issue de protéines de soja. Ils ont ensuite ajouté un adhésif à bois à l'ensemble, pour former un patch qui peut se coller sur les plaies de taille. Tous les produits utilisés lors de l'élaboration sont biodégradables et non toxiques.

Comment fonctionne-t-il ?

La taille des pores formés par les nanofibres du patch (environ 5 µm) est inférieure au diamètre des spores de champignons (entre 20 et 50 µm). Il constitue donc une barrière physique qui empêche la pénétration du pathogène. Les chercheurs ont également sélectionné un adhésif assez performent pour que le patch puisse résister aux vents violents. Étant entièrement biodégradable, il se décompose naturellement quelques mois après la pose, une fois la plaie de taille cicatrisée, à l'instar des pansements spécifiques des ampoules. La porosité est par ailleurs suffisante pour permettre la respiration de la plante.

À quel stade de développement en est-on ?

La technologie semble être fonctionnelle, et il est techniquement possible d'envisager une production à grande échelle. Une batterie de tests préliminaires a déjà été effectuée aux États-Unis, mais une nouvelle sera nécessaire pour le lancement de la commercialisation. Elle est d'ailleurs d'ores et déjà planifiée par l'équipe de recherche. Il est également probable que les instituts techniques français expérimentent ce patch avant qu'il n'arrive dans nos vignobles. L'ordre de prix de cette technologie n'est pas encore connu, mais les matériaux utilisés sont relativement bon marché. Ce qui est sûr en revanche, c'est que la pose de patchs sur chaque plaie engendrerait une hausse conséquente du coût de chantier de taille...

@ Publication scientifique : http://dx.doi.org/10.1039/C4TB01887G

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