Réussir vigne 19 décembre 2013 à 08h00 | Par Marion Ivaldi

Réglementation - Un nouvel arrêté au 1er janvier 2014 concernant le risque flavescence pour les plants

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La notion de risque lié à l’intensité de la présence de la flavescence dans les 500 mètres autour de la parcelle de vigne mère est cruciale, notamment pour les pépiniéristes.
La notion de risque lié à l’intensité de la présence de la flavescence dans les 500 mètres autour de la parcelle de vigne mère est cruciale, notamment pour les pépiniéristes. - © J.-C. Gutner

“ Le projet d’arrêté adopté par FranceAgriMer, qui devrait s’appliquer au 1er janvier 2014, introduit une nouvelle notion, celle de l’évaluation du risque de contamination du matériel de multiplication. C’est ce risque qui déterminera l’usage ou non du traitement à l’eau chaude ”, explique Jacques Grosman, expert national vigne à la DGAL. Désormais, sera donc analysé le risque lié à l’intensité de la présence de la flavescence dans les 500 mètres autour de la parcelle de vigne mère, y compris, si un arrêté départemental l’exige, à l’extérieur des périmètres de lutte. Cette notion de risque est cruciale, notamment pour les pépiniéristes. En effet, le premier projet d’arrêté prévoyait un traitement systématique des plants à l’eau chaude. “ Ce futur arrêté est le fruit de la concertation. Ce facteur d’analyse de risque est important car il permettra d’associer toute la filière concernant la décision d’avoir recours aux traitements à l’eau chaude ”, se satisfait David Amblevert, président de la Fédération française de la pépinière viticole.


Vers un cahier des charges plantation


Celui-ci ne manque pas de rappeler que les pépiniéristes souhaiteraient que soit revu le couple durée/température obligatoire (soit 50 °C pendant 45 minutes). D’après de récentes expérimentations menées par l’IFV, ce traitement peut être dommageable pour la qualité des plants. “ Si certaines précautions ne sont pas prises, le traitement à l’eau chaude hypothèque la reprise des plants ”, rappelle David Amblevert. “ Il faut avoir de bonnes pratiques de plantation ”, assure, quant à lui, Jacques Grosman. Des progrès seraient-ils possibles sur ce dernier point ? Un groupe de travail doit réunir les vignerons et les pépiniéristes pour établir un cahier des charges des bonnes pratiques de plantation.

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