Réussir vigne 01 juillet 2016 à 08h00 | Par Mathilde Leclercq

Un laboratoire itinérant en pays de la Loire

Depuis quatre ans, la coordination agrobiologique des pays de la Loire propose une prestation de laboratoire œnologique itinérant. Lumière sur cette démarche collective et novatrice.

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Le suivi microbiologique régulier offre davantage de réactivité aux vignerons.
Le suivi microbiologique régulier offre davantage de réactivité aux vignerons. - © P. Cronenberger

C’est en 2012 que le laboratoire œnologique itinérant a vu le jour. À travers ce dispositif, Nathalie Dallemagne, conseillère technique à la coordination agrobiologique (CAB) des pays de la Loire, assure un suivi technique auprès des vignerons bios, biodynamistes ou en conversion. « C’est assez proche du rôle d’un œnologue conseil, mis à part que je réalise des analyses sur place et que nous échangeons en groupe », commente-t-elle. Et justement, la particularité du dispositif repose avant tout sur son fonctionnement collectif. De septembre à décembre, Nathalie Dallemagne se déplace une fois par semaine dans chaque secteur. Là, elle propose un rendez-vous dans un chai pour y analyser les vins du domaine mais aussi ceux des voisins. « Cela permet aux vignerons de prendre du recul et de sortir de leur cave. Ils peuvent parler de leurs difficultés, échanger des idées et du matériel », explique-t-elle. En moyenne, chacun doit compter entre une demi-heure et une heure pour ses analyses.

« Nous sommes là pour accompagner le collectif »

Aidée d’un microscope, la conseillère propose un suivi en temps réel des populations de micro-organismes. « Cela permet d’assister les vignerons qui travaillent en flore indigène. Grâce à ce suivi, nous sommes davantage dans l’accompagnement et dans l’action par anticipation que dans la réaction urgente », souligne-t-elle. Mais elle mesure aussi le pH, afin d’estimer notamment le risque de développement bactérien avant malo, l’oxygène dissous, le potentiel d’oxydoréduction et la conductivité. Si elle ne dispense pas des services d’un laboratoire classique, la démarche permet tout de même aux vignerons d’échanger sur leurs pratiques. « Il faut voir l’analyse comme une photographie à l’instant t, mais c’est la dynamique des mesures qui donne des informations interprétables, associées aux observations des vignerons. Nous sommes là pour accompagner le collectif », conclut Nathalie Dallemagne.

Repères

. Le laboratoire itinérant suit une trentaine de domaines, répartis sur quatre secteurs : le Muscadet/Vendée, les Coteaux d’Ancenis, l’Anjou et le Saumurois.

. Le coût comprend les frais d’adhésion à la CAB (200 €/an) et le tarif du suivi (100 €/an). Il est multiplié par deux pour les vignerons non adhérents au GAB (Groupement d’agriculture biologique) départemental.

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