Réussir vigne 20 novembre 2017 à 08h00 | Par Mathilde Leclercq

Un effet aromatique inattendu pour la PVI/PVP

Vendue pour diminuer les teneurs en métaux lourds dans les moûts et les vins, la gamme Diwine, à base de PVI/PVP, apporte aussi de la rondeur et du gras.

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Un nez plus net et bien défini et, en bouche, un volume et un gras plus importants. Telles sont les caractéristiques attribuées aux vins traités par la gamme Diwine.
Un nez plus net et bien défini et, en bouche, un volume et un gras plus importants. Telles sont les caractéristiques attribuées aux vins traités par la gamme Diwine. - © Patrick Cronenberger

Pour la deuxième édition du Diwine Tour, les œnologues ont laissé parler la dégustation. Et si le résultat n’est pas forcément exubérant, l’ajout de cinquante grammes par hectolitre de Diwine Thiol offre tout de même un sauvignon plus floral et plus gras. Idem avec un rosé de gamay, plus fruité et plus rond, après addition de cent grammes par hectolitre de Diwine SR. L’ensemble de la gamme, à base de PVI/PVP, est commercialisé par Œnofrance depuis le millésime 2016 pour abaisser la concentration en métaux lourds dans les moûts ou les vins. « Mais tous nos clients ont fait le même constat, observe Christophe Morge, directeur R & D. Ils obtiennent un nez plus net et bien défini et, en bouche, un volume et un gras plus importants. »

Ôter le « masque de dureté » pour révéler la rondeur

Sur l’ensemble des essais menés en cave en 2016, un tiers des vins traités présentaient des différences significatives sur le plan sensoriel, par rapport aux modalités témoins. « Nous avons eu un tiers de déchets, c’est-à-dire de tests non aboutis ou de lots altérés, poursuit Christophe Morge. Quant au tiers restant, l’écart avec les vins non collés n’était pas significatif. Néanmoins, la préférence allait toujours dans le sens de Diwine. » Sur blancs et rosés, l’ajout sur moût se traduit par davantage de notes fruitées et florales, aux dires des dégustateurs. Mais aussi par plus de longueur en bouche et un meilleur équilibre. Surtout, les jurys soulignent moins de dureté dans les vins. Ce qui peut s’expliquer par la disparition de cations métalliques, à l’origine de mauvais goûts. « Mais nous pensons aussi que la PVI/PVP pourrait éliminer certains composés ayant un effet « masquant » sur les arômes, tels que les polyphénols oxydés, estime le directeur R & D. Et le fait d’ôter ce « masque de dureté » peut révéler la rondeur et le gras déjà présents dans les vins. »

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