Réussir vigne 13 décembre 2013 à 08h00 | Par C. Galbrun

Flavescence dorée - Des associations apportent leur soutien aux vignerons qui refusent de traiter

Dix associations* dont la Confédération paysanne, la FNAB, Nature et Progrès ou encore Demeter lancent une motion de soutien en faveur des vignerons qui refusent le traitement insecticide systématique contre la cicadelle de la flavescence dorée.

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Le traitement systèmatique contre la cicadelle de la flavescence dorée visant à l'éradication de l'insecte ne serait pas efficace, estiment les association signataires de la motion de soutien aux viticulteurs refusant cette obligation
Le traitement systèmatique contre la cicadelle de la flavescence dorée visant à l'éradication de l'insecte ne serait pas efficace, estiment les association signataires de la motion de soutien aux viticulteurs refusant cette obligation - © Novartis

Emmanuel Giboulot, viticulteur en Côte d’Or, est convoqué au tribunal le 24 décembre prochain pour refus de traitement obligatoire dans ses vignes contre la cicadelle de la flavescence dorée. En réaction à cette convocation, dix associations apportent leur soutien à tous les viticulteurs qui refusent cette obligation qui leur est faite par arrêté préfectoral. Elles demandent l’arrêt des poursuites judiciaires envers ces viticulteurs dés lors qu’ils s’engagent dans une procédure alternative.


La prospection collective régulière pour surveiller l’éventuelle apparition de pieds porteurs de flavescence et leur arrachage, ainsi que la détermination d’un zonage de traitement limité aux foyers avérés permettrait de suivre l’évolution de la situation tout en y apportant des réponses adaptées, poursuivent-elles. Elles estiment également qu’il est nécessaire d’encourager la recherche sur les conditions de milieu qui influencent l’apparition de la maladie et sur les pratiques alternatives qui pourraient stimuler la résistance de la vigne à la maladie. Elles ajoutent : «  Ces traitements systèmatiques, qui n’ont d’effets que ponctuels et à court terme, vont réduire à néant le résultat de nombreuses années de travail pour mettre en place un écosystème équilibré favorisant l’autorégulation des maladies et du parasitisme. De plus, des études ont montré que la cicadelle est également présente dans d’autres parcelles que le vignoble, ce qui limite l’efficacité d’un tel plan sanitaire. Envisager la gestion santiaire d’une maladie uniquement par l’objectif de l’éradication de l’insecte et donc des traitements systèmatiques n’est pas en accord avec notre conception du vivant et est illusoire ».

* Confédération paysanne, Fnab, Agir pour l’environnement, Amis de la terre, L’appel de la jeunesse, ASPRO-PNPP, Demeter, Générations futures, Mouvement de l’agriculture biodynamique, Nature et Progrès

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