Réussir vigne 16 mars 2010 à 11h59 | Par S. Seegers

Suisse - Forte variabilité du virus de l’enroulement

Les chercheurs de l’agroscope de Changins-Wädenswil ont mis en évidence une forte diversité et variabilité des virus responsables de l’enroulement de la vigne.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

La maladie de l'enroulement de la vigne est associée à plusieurs virus, le premier ayant été mis en évidence en 1984. Les principaux et plus fréquents responsables sont les GLRaV de 1 à 9. Ces virus se transmettent par le greffage et le seul moyen de s'en débarrasser est une thermothérapie des bois de greffage de 100 jours à plus de 37 degrés. Sébastien Besse, chercheur à l'Agroscope de Changins-Wädenswil en Suisse a comparé la présence et les effets de ces différents virus associés à la maladie de l'enroulement de la vigne. La répartition des souches dépend des régions. Le GLRaV-1 est fréquemment associé à un climat septentrional. A l'inverse, le GLRaV-3 domine dans les régions méditerranéennes et dans les parties occidentales et sud de la Suisse. Les virus les plus fréquents dans le vignoble du Valais sont les GLRaV-1 (environ 22 % des cas d'enroulement), GLRaV-2 (5 %) et GLRaV-3 (42 %). Mais cette fréquence varie aussi en fonction du cépage. Sur chasselas, les souches 1, 2 et 3 représentent respectivement 10, 19 et 60 % des cas alors que pour le pinot noir on tourne à 37 %, 4 % et 51 %.

Conséquences différentes sur le potentiel de vendange

Par ailleurs, d'après des observations au vignoble sur plusieurs cépages, plus les symptômes d'enroulement sont fortement exprimés, plus la proportion de GLRaV-3 et de complexes de GLRaV augmentent. Parallèlement la proportion de GLRaV-1 et GLRaV-2 diminue. Il y a donc un avantage à se situer dans une région où cette souche 3 est moins fréquente. Le GLRaV-2 est quant à lui responsable de nombreuses incompatibilités au greffage. Par ailleurs, les différentes souches ont des conséquences différentes sur le potentiel de la vendange. Sébastien Besse a comparé les compositions de différents moûts issus de vignes atteintes ou non d'enroulement. Pour un pinot noir, par exemple, le GLRaV-3 va diminuer l'azote assimilable, ainsi que la richesse en sucres par rapport à un moût issu de raisins sains, là ou le GLRaV-1 les augmentera légèrement. Le GLRaV-3 a également un impact désastreux sur les polyphénols, la couleur peut être très affaiblie jusqu'à -20 mg/l d'anthocyanes.

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui