Réussir vigne 23 décembre 2015 à 08h00 | Par La rédaction

Sécurité, le vin passé au crible

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Certes, le vin ne contient pas uniquement du raisin fermenté. Mais en l'état des connaissances actuelles, aucun composé n'est  présent à des doses néfastes pour la santé.
Certes, le vin ne contient pas uniquement du raisin fermenté. Mais en l'état des connaissances actuelles, aucun composé n'est présent à des doses néfastes pour la santé. - © J.-C. Gutner

À intervalles réguliers, le vin est pointé du doigt, accusé d’être néfaste pour la santé. Il contiendrait des tonnes de produits phytosanitaires, naturels ou surtout de synthèse, des métaux lourds, ou encore des intrants œnologiques, eux aussi, "de synthèse". Pourtant, notre enquête révèle que, hormis en cas d’accident (bris de verre, fuite de flexible hydraulique, présence de corps étrangers), le vin renferme bien peu d’éléments nocifs. Des résidus de produits phytosanitaires sont décelables, mais à l’état de traces et à des taux bien plus faibles que sur certains fruits et légumes. De même, bien peu de micro-organismes arrivent à survivre dans le milieu hostile que représente le vin, ce qui en fait, sur ce plan, l’une des boissons les plus hygiéniques.

Les sulfites ont bien diminué

Par ailleurs, des contaminants autrefois fréquents dans la dive bouteille ne sont à présent plus une problématique. C’est le cas des métaux lourds (bien plus présents dans certains sachets de thé), des phtalates, du bisphénol A ou encore des contaminants issus du métabolisme, tels que les amines biogènes, le carbamate d’éthyle ou encore l’ochratoxine A. Même les sulfites, régulièrement mis au banc des accusés pour leur côté allergénique, ont bien diminué. De tous les composants du vin, il semblerait donc que ce soit bel bien l’alcool qui soit le plus néfaste à haute dose. Mais comme le disait le médecin et alchimiste suisse, Paracelse : « Tout est poison, rien n’est poison : c’est la dose qui fait le poison ». Il faut donc à tout prix continuer à promouvoir une consommation modérée. Et ce d’autant plus que le vin recèle de nombreux composés bénéfiques pour la santé, comme le fameux resvératrol. À bon entendeur…

- © J.-C. Gutner

Pour en savoir plus

Voir dossier Réussir Vigne de décembre 2015.RV n°224, p. 46 à 64.

Au sommaire :

. Des résidus de pesticides et des intrants œnologiques, ajoutés par l'homme, peuvent se retrouver dans le vin - p. 48.

- Le SO2, naturellement présent ou employé par le vinificateur, peut provoquer des allergies - p. 54.

- Des micro-organismes et des contaminant issus du métabolisme sont décelables - p. 57.

- Le vin peut contenir des molécules de transfert, comme des métaux lourds et des phtalates - p. 60.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Machinisme agricole

Question du mois

Travailler sans soufre : évidence ou additif incontournable ?

Répondez à la question

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui