Réussir vigne 13 décembre 2013 à 08h00 | Par Propos recueillis par Marion Ivaldi

Trois questions à Thierry Coste - " Nous souhaitons la suppression des barrières tarifaires aux États-Unis "

L’Union européenne et les États-Unis engagent un processus de négociation afin de réviser l’accord bilatéral sur le commerce. Président du groupe de travail “ vin ” du Copa-Cogeca, Thierry Coste explique ce qui est en jeu.

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Thierry Coste, président du groupe de travail “ vin ” du Copa-Cogeca. “ Nous mettons en place une réflexion qui doit aboutir sur un cahier des charges précis. ”
Thierry Coste, président du groupe de travail “ vin ” du Copa-Cogeca. “ Nous mettons en place une réflexion qui doit aboutir sur un cahier des charges précis. ” - © DR

 


Les taxes douanières imposées aux vins européens à l’entrée sur le sol américain pourraient-elles évoluer ?


Notre demande est de les supprimer. Aujourd’hui, les vins européens, et notamment ceux
commercialisés en vrac, sont handicapés par rapport à des vins d’origine chilienne, sud-africaine ou encore australienne. Ainsi les vins européens s’acquittent de 1,45 centime par litre quand ceux de l’Afrique du Sud entrent sans taxe. Selon la Commission européenne, il devrait y avoir des avancées sur ce sujet car il y a un certain consensus autour de la nécessité de lever les barrières tarifaires. Ceci est déterminant car cet accord servira de référence pour la négociation d’autres accords bilatéraux, ce qui favoriserait l’accès à d’autres marchés.


Quelle est la position des producteurs européens sur les semi-génériques ?

 

Il s’agit de vins produits aux États-Unis qui utilisent des appellations comme chablis, champagne ou porto. Ces utilisations doivent être interdites.


Comment abordez-vous la question des mentions traditionnelles ?


Il existe 359 mentions traditionnelles en Europe. C’est beaucoup ! Nous souhaitons faire la part des choses entre celles qui sont utilisées localement (et qui risquent peu d’être reprises) et celles dont l’usage est fréquent. Nous mettons en place une réflexion qui doit aboutir sur un cahier des charges précis définissant les mentions traditionnelles fréquentes, comme clos ou château. Ce travail vise à aboutir à une harmonisation européenne sur leur utilisation(1). Nous souhaitons également que ces définitions soient reprises par les États-Unis.


(1) NDLR : Aujourd’hui, les mentions traditionnelles (notamment clos et château) cachent des règles d’utilisation différentes suivant les pays européens.

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