Réussir vigne 09 août 2016 à 08h00 | Par Clara de Nadaillac

Les terres, toujours plus chères

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La valorisation moyenne du prix des terres en AOC progresse de 4,6 %, évolution notamment due à la région Bourgogne,  où le bourgogne grand cru atteint des records.
La valorisation moyenne du prix des terres en AOC progresse de 4,6 %, évolution notamment due à la région Bourgogne, où le bourgogne grand cru atteint des records. - © Commission européenne

En 2015, les prix des terres viticoles ont poursuivi leur hausse, initiée en 2007. C'est le constat dressé par la Safer. Le prix en AOC a pris + 3 % par rapport à 2014, ce qui porte la valorisation moyenne à 140 500 euros l'hectare. Selon la Safer, les vignes AOC ont bénéficié de la croissance mondiale et de la hausse du portefeuille de certains acheteurs, notamment dans le secteur du luxe. Si l'on ôte la Champagne, la valorisation moyenne en AOC progresse de 4,6 % à 64 100 euros par hectare (EUR/ha). Ce prix est notamment tiré par la Bourgogne, où le bourgogne grand cru atteint 4,78 millions d'euros par hectare (MEUR/ha) ! Un record. Le bourgogne premier cru blanc se place un peu derrière avec 1,40 MEUR/ha. Au final, la Côte-d'Or enregistre + 9 % par rapport à 2014. La Champagne se porte, elle, aussi bien, avec une moyenne de 1,23 MEUR/ha dans la Marne, 1 million d'euros (MEUR) dans l'Aube et 0,86 MEUR dans l'Aisne (+ 6 %). En Gironde, la hausse est identique : + 6 %, notamment grâce au groupe saint-julien/margaux (+ 20 %, à 1,20 MEUR/ha), ou à fronsac (+ 20 % à 30 000 EUR/ha). Dans le Rhône, le côte-rôtie franchit la barre du 1,1 MEUR, soit + 10 %. Du côté du beaujolais, les crus reprennent des couleurs (+ 5 %), tirés par chénas et régnié. Mais la plus grosse flambée revient à la Corse : + 33 % pour la Corse-du-Sud ; + 16 % pour la Haute-Corse. Selon la Safer, sur l'Île de beauté, l'intérêt des acheteurs se porte sur les AOC "dont la diversité des terroirs et la typicité des vins restent une valeur sûre".

Retour aux prix de 1992 pour les eaux-de-vie

À l'inverse, les muscadets sèvre et maine, les liquoreux rive droite, les jurançons et les muscats, quels qu'ils soient, subissent le contrecoup d'une commercialisation des vins compliquée. Fronton, chinon, l'alsace départementale, chateaumeillant ou encore sancerre peinent également, que ce soit suite à un faible volume de transactions, à un repositionnement marché, ou encore à de faibles disponibilités financières liées aux petites récoltes.

De leur côté, les vignes à eaux-de-vie AOC ont augmenté de 4,1 % (42 700 EUR/ha) en un an, et de 110 % par rapport à 1999 ; celles hors AOP de + 3,1 % (13 100 EUR/ha). Les IGP du Tarn progressent notamment de 57 %.

- © Infographie Réussir

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