Réussir vigne 03 novembre 2016 à 08h00 | Par Mathilde Leclercq

Les chasseurs de Pokémons seront-ils acheteurs de vin ?

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LE Château Roubine, dans le Var, dispose d'un nouvel outil pour attirer la clientèle.
LE Château Roubine, dans le Var, dispose d'un nouvel outil pour attirer la clientèle. - © Twitter/Château Roubine

Impossible de passer à côté du phénomène Pokémon Go. Vue l’ampleur planétaire prise par le jeu en l’espace de quelques semaines durant l'été 2016, certains y voient déjà un moyen ludique et peu coûteux pour attirer une nouvelle clientèle sur leur domaine. « Il peut être intéressant pour les vignerons de s’inscrire dans l’effet comète en réagissant vite, sans pour autant établir une stratégie à long terme », analyse Sylvain Dadé, cofondateur de l’agence de marketing Sowine.

La première stratégie consiste à créer le buzz, « en faisant partie des premiers à surfer sur la vague », précise l’expert. C’est ce qu’ont d’ores et déjà fait plusieurs domaines, affichant des vignes fréquentées par les Pokémons sur les réseaux sociaux. Mais ce type d’opération s’apparente le plus souvent à un simple clin d’œil, à moins bien sûr d’avoir LA bonne idée, susceptible de faire boule de neige et d’attirer les médias.

Pour attirer de la clientèle, mieux vaut agir de manière plus structurée. L’idéal étant bien sûr de disposer d’un Pokéshop, sorte de point relais très prisé des joueurs, suffisamment bien placé. C’est le cas du château Roubine, dans le Var. « Cela nous a fait sourire et nous avons immédiatement posté l’information sur les réseaux sociaux mais je ne pense pas que cela ira plus loin pour le moment », commente Marion Curtis, responsable communication. Ces Pokéshops sont fixés par l’éditeur de jeu lui-même et pour ceux qui souhaiteraient en voir installer un près de leur domaine, il faudra sans doute être encore un peu patient. « À l’heure actuelle, il n’est pas possible d’en ajouter néanmoins, une évolution du modèle économique est à prévoir au cours des mois à venir. Les acteurs qui le souhaitent pourront alors implanter un Pokéshop dans une zone d’intérêt. Le paiement se fera ensuite au nombre d’interactions générées dans le jeu », explique Anthony Ménard, responsable Marketing chez Pinterac et webmaster du site pokemongo-france.com. Quoi qu’il en soit, la présence d’un tel dispositif n’est qu’une porte d’entrée. « Il faut ensuite convertir cette clientèle potentielle en véritables acheteurs, ce qui est loin d’être gagné », observe Sylvain Dadé.

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