Réussir vigne 10 juillet 2015 à 08h00 | Par La rédaction

Le régime actuel des DPI et DPA

Les déductions fiscales pour investissement (DPI) et pour aléas (DPA) sont des dispositifs permettant de lisser les revenus sur plusieurs années. Ce régime a subi de nombreuses modifications depuis sa mise en place. Voici comment ces déductions s'appliquent aujourd'hui.

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Les coups durs climatiques, tels que la grêle, 
sont prévus dans le cadre de la déduction pour aléas, ou DPA.
Les coups durs climatiques, tels que la grêle, sont prévus dans le cadre de la déduction pour aléas, ou DPA. - © P. Cronenberger

Quand utiliser ces déductions ?

Comme son nom l'indique, la déduction pour investissement (DPI) s'applique lors d'un investissement, que ce soit pour l'achat et la production de stocks de produits ou animaux dont le cycle de rotation est supérieur à un an, ou pour l'acquisition de parts sociales de sociétés coopératives agricoles. Elle doit être pratiquée dans les cinq exercices qui suivent celui de sa réalisation.

La déduction pour aléa (DPA) doit quant à elle être utilisée au cours des sept exercices qui suivent celui au cours duquel la déduction a été pratiquée. Elle s'applique dans les cas suivants :

  • - le règlement des primes et cotisations d'assurances ;
  • - le règlement de franchises d'assurances en cas d'incendie ou d'un dommage aux cultures ou de perte de bétail assuré ;
  • - la survenance d'aléas non assurés d'origine climatique, naturelle ou sanitaire reconnus par une autorité compétente ;
  • - l'achat de fourrage permettant de se constituer un stock pour faire face à des aléas ;
  • - la survenance d'un aléa économique en cas de baisse de la valeur ajoutée.

Quels sont les plafonds globaux ?

Les exploitants agricoles qui sont soumis à un régime réel peuvent pratiquer des déductions pour investissement (DPI) et pour aléa (DPA), dans la limite d'un plafond global limité à 27 000 euros par exercice. Ce plafond peut être majoré d'un complément de DPA de 500 euros par salarié.

Par ailleurs, la déduction que l'on souhaite pratiquer lors du prochain exercice ne peut pas dépasser la différence entre la somme de 150 000 euros et le montant total des déductions utilisées au cours des dernières années et non encore rapportées.

Par exemple, un exploitant individuel a pratiqué des déductions non encore rapportées pour le montant maximum de 27 000 euros pendant les cinq derniers exercices, soit en 2014 pour un montant total de 135 000 euros. Pour l'exercice 2015, la déduction utilisée ne pourra pas dépasser la différence entre 150 000 euros et 135 000 euros soit 15 000 euros.

La loi de finances pour 2015 a relevé les plafonds concernant les GAEC ou les EARL relevant de l'impôt sur le revenu, en les multipliant par le nombre d'associés exploitants, limité à quatre au lieu de trois auparavant :

- le plafond global de 27 000 euros peut donc être porté de 108 000 euros au lieu de 81 000 euros.

- le plafond de 150 000 euros est porté à 600 000 euros au lieu de 450 000 euros.

Comment réintégrer ces déductions ?

Lorsque les déductions ne sont pas utilisées conformément à leur objet, elles doivent être réintégrées et majorées de l'intérêt de retard prévu par l'article 1727 du CGI (4,8 % par an).

Néanmoins, à compter du 1er janvier 2015, si la DPA n'est pas utilisée dans les sept années suivant l'exercice duquel elle a été pratiquée, elle sera majorée de l'intérêt légal fixé pour le 1er semestre 2015 à 0,93 % par an (auparavant ces sommes étaient majorées de l'intérêt de retard).

Repères

La déduction pour investissement (DPI) s'applique lors d'un investissement, que ce soit pour l'achat et la production de stocks de produits ou animaux dont le cycle de rotation est supérieur à un an, ou pour l'acquisition de parts sociales de sociétés coopératives agricoles.

La déduction pour aléa (DPA) permet quant à elle de faire face à un incident climatique. Elle doit être utilisée au cours des sept exercices qui suivent celui au cours duquel la déduction a été réalisée.

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