Réussir vigne 09 mars 2016 à 08h00 | Par Xavier Delbecque

Le GPGV, un virus à surveiller

Présent depuis 2003 en Italie, le Grapevine pinot gris virus a fait son apparition en France récemment. Un pathogène potentiellement inquiétant.

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Les symptômes du Grapevine pinot gris virus, ou GPGV, sont semblables à ceux du court-noué.
Les symptômes du Grapevine pinot gris virus, ou GPGV, sont semblables à ceux du court-noué. - © Inra

Identifié pour la première fois en France en 2015, le Grapevine pinot gris virus (GPGV) est une problématique déjà importante en Italie. Contrairement à ce que son nom laisse entendre, le virus peut toucher l'ensemble de nos cépages, bien que certains l'expriment plus que d'autres. C'est d'ailleurs sur du merlot qu'il a été détecté dans l'Hexagone, au hasard d'un séquençage, puis sur du carignan. Les plants affectés présentent des symptômes similaires à ceux du court-noué : rabougrissement, panachure, gaufrage, voire coulure et millerandage. « Il y a une suspicion d'émergence, informe Olivier Lemaire, virologue à l'Inra de Colmar. Mais il est trop tôt pour s'alerter. Nous n'avons aucune certitude quant au potentiel infectieux du GPGV, ni sur son rôle précis dans l'expression des symptômes. » En outre, les chercheurs ont peu d'idée sur la prévalence de ce pathogène au vignoble, car la détection est encore complexe.

Les acariens véhiculant l'érinose sont de potentiels vecteurs

Il se pourrait même qu'il soit existant mais masqué par le court noué. La prudence est donc de mise, en attendant d'en savoir plus. De récents tests ont révélé que les acariens propageant l'érinose sont de potentiels vecteurs. Par chance, ils se montrent toutefois peu efficaces. « Quoi qu'il en soit, l'ordre de gravité de ce virus est bien inférieur à ce que pourrait être Xylella fastidiosa, ajoute le scientifique. L'Entav est désormais capable de le détecter. Il se pourrait qu'à terme il soit inscrit sur la liste des viroses recherchées obligatoirement sur matériel végétal. » De leur côté, les pépiniéristes sont sensibles au sujet. « C'est une menace que je prends au sérieux, avoue Pierre-Marie Guillaume, de la pépinière éponyme. J'ai été impressionné par les dégâts en Italie. Nous sommes face à un nouveau défi qu'il va falloir prendre en compte. » En cas de doutes, dus à des symptômes curieux hors du contexte court-noué, n'hésitez pas à vous rapprocher des organismes techniques.

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