Réussir vigne 08 juillet 2013 à 16h41 | Par Marion Ivaldi

L’IFV estime à 250 hl/ha le rendement maximum d’une vigne

En plein débat sur la gestion des rendements dans les exploitations à productions mixte, l’Institut technique de la filière définit un rendement limite pour produire du vin : 250 hl/ha.

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Au-delà de 250 hl/ha, la pérennité du vignoble est engagée selon l’IFV.
Au-delà de 250 hl/ha, la pérennité du vignoble est engagée selon l’IFV. - © P. Cronenberger

La législation précise que la production des vins sans indication géographique doit se faire dans la limite du rendement agronomique, une notion restée très floue jusqu’à présent. L’Institut français de la vigne et du vin s’est penché sur la question et livre son chiffre.
“ Dans nos conditions expérimentales, nous estimons que 250 hl/ha est le rendement optimum et maximum qui permet d’atteindre les 9° d’alcool, limite règlementaire minimum définissant le vin ”, indique Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur général de l’Institut français de la vigne et du vin. “ Au-delà de ce rendement, ce degré alcoométrique pourrait ne pas être assuré, sans compter les problèmes de pérennité du vignoble posés par des rendements trop élevés ”, complète celui qui se défend de vouloir entrer dans le débat portant sur le contrôle de la production dans les exploitations mixtes. “ Ce n’est pas à l’IFV de dire la loi ”, insiste-t-il. Par ailleurs, ce rendement pourrait être adapté selon les conditions spécifiques à chaque région.
Cependant, la voix de l’IFV sera sans nul doute prise en compte dans le cadre de la réflexion menée par le ministère de l’agriculture. La définition d’un rendement physiologique dans un cadre règlementaire fait ainsi parti des pistes évoquées. “ Il s’agit de pouvoir contrôler les parcelles où sont déclarés des rendements excessifs comme 600 hl/ha ”, indique Christine Avelin, en charge de la viticulture au cabinet de Stéphane Le Foll. Les autres pistes évoquées sont le renforcement de la traçabilité dans les exploitations mixtes afin de suivre les parcelles produisant des AOP, des IGP et des vins sans indication géographique ou d’introduire un contrôle lors de l’enregistrement du titre alcoométrique volumique. Et Christine Avelin d’insister : “ clairement, la volonté du ministère n’est pas de définir un rendement pour les vins sans indication géographique ”.

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