Réussir vigne 17 décembre 2012 à 11h37 | Par C. Galbrun

gaz à effet de serre et fertilisation - Bien choisir ses fertilisants pour limiter ses GES

Le CIVC (Comité interprofessionnel du vin de Champagne) a testé différentes formes de fertilisants sous l’angle de l’émission par ces fertilisants de GES (gaz à effet de serre). Et de ce point de vue, l’amendement organique est à privilégier.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les amendements organiques sont à privilégier, indique le CIVC, si l’on veut réduire les émissions de N2O, gaz à fort pouvoir de réchauffement, par les sols
Les amendements organiques sont à privilégier, indique le CIVC, si l’on veut réduire les émissions de N2O, gaz à fort pouvoir de réchauffement, par les sols - © Christian Gloria
Fidéle à ses objectifs d’excellence en matière environnnementale, le CIVC (Comité interprofessionnel du vin de Champagne) n’hésite pas à traquer la plus petite source d’émission de GES. « Les émissions de GES par les sols agricoles et viticoles, et notamment du N2O, gaz qui présente un pouvoir de rechauffement 300 fois supérieur à celui du CO2, représentent environ 1 à 2% des émissions totales de GES de « l’entreprise » Champagne. C’est peu effectivement au regard d’autres postes. Mais c’est la politique des petits pas. Toute contribution à la réduction des GES, même faible, est susceptible de participer favorablement à l’effort global », indique Arnaud Descôtes, responsable du service environnement au CIVC. Ce dernier a donc évalué la contribution de différentes formes de fertilisants aux émissions de N2O par les sols. Deux amendements organiques, deux engrais organiques, deux engrais organo-minéraux et un engrais minéral ont été comparés. Le CIVC s’intéressant essentiellement à leur part azotée puisque c’est elle qui entre en jeu dans les phénomènes d’émission de N2O. Dans les conditions du test, les quantités de fertilisants apportées correspondent à un apport théorique de 50 kg/ha. Les résultats sont sans appel : les amendements organiques ont à privilégier. Ils réduisent les émissions de N2O par 6 par comparaison avec les engrais organiques et organo-minéraux et par 4 par comparaison avec les engrais minéraux. Ils entraînent également des émissions de CO2 de 3 à 5 fois inférieures à celles des engrais comportant une fraction organique. Les fertilisants organo-minéraux et les engrais organiques, quant à eux, provoquent des émissions de N2O supérieures à celles des engrais minéraux. Le CIVC conseille ainsi de baser la fertilisation sur l’entretien du taux de matière organique du sol afin de nourrir la terre qui à son tour, nourrira la vigne. Une formule qui permet d’améliorer la fertilité physique, chimique et biologique du sol tout en réduisant les risques pour l’environnement.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Machinisme agricole

Question du mois

Travailler sans soufre : évidence ou additif incontournable ?

Répondez à la question

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui