Réussir vigne 24 novembre 2006 à 16h37 | Par Claudine Galbrun

Filière - " Il nous faut avoir le courage de réformer " estime Denis Verdier

Denis Verdier, président de la CCVF, plaide pour une accélération de la mise en place de la réforme de l´OCM. " Il ne faut pas renvoyer aux calendes grecques les réformes sans lesquelles nous ne sortirons pas de la crise ".

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Denis Verdier ne cache pas son inquiétude quant aux conditions de démarrage de cette campagne. Avec des prévisions de récolte de l´ordre de 54 millions d´hl, en légère hausse de 1 % par rapport à 2005, et malgré l´envoi à la distillation d´un volume probable au total de près de 4 millions d´hl, les disponibilités demeurent importantes (+0,9 % par rapport à l´année précédente). Les cours sur les vins de table suivent toujours une tendance baissière (en moyenne -13 %). Pour les VQPRD, la progression des volumes peine à masquer le recul des prix. Et les nouvelles venant d´Europe ne poussent guère à l´optimisme avec une prévision de récolte de 182 millions d´hl, en légère hausse par rapport à 2005 (180 millions d´hl). " Depuis des années, on tourne autour du pot. Il nous faut avoir le courage de réformer ", lance Denis Verdier. Le président de la CCVF ne comprend pas la nécessité de retarder la mise en oeuvre de la réforme de l´OCM (Organisation commune de marché) au second semestre 2007. " Ce serait catastrophique. " Et de se demander si les pouvoirs publics ne souhaitent pas reporter, après les échéances électorales françaises, des réformes qui pourraient être impopulaires.
Légère augmentation des disponibilités au début de campagne 2006-2007.

Mise en place d´un " arrachage intelligent "
Pour Denis Verdier, il faut immédiatement mettre en oeuvre les points positifs des propositions de réforme de l´OCM proposées par Bruxelles. Il prône sur un plan social, la mise en place d´un " arrachage intelligent ", c´est-à-dire ciblé, et du dispositif de préretraite accompagné de sa prime de 18 000 euros par an. Sur un plan économique, la réorganisation de la filière pour favoriser l´émergence d´entreprises leaders est impératif, estime-t-il. " 900 coopératives, c´est trop. Des milliers de petits négociants et de metteurs en marché, c´est trop. " Pour lui, le temps presse. " Plus on retarde les réformes, plus on laisse des vignerons dans la souffrance. "

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