Réussir vigne 22 novembre 2013 à 08h00 | Par Ludovic Vimond

DOSSIER - Choix du fil de palissage : l’épaisseur de galvanisation est plus importante que la composition

Choix du fil - Il existe différentes qualités (souplesse, durabilité) de fils métalliques. Les fils synthétiques voient leur usage limité au relevage.

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Il existe deux solutions d’agrafes : les versions jetables dégradables ou 
biodégradables et les versions récupérables en plastique ou en métal. Ces derniers monopolisent beaucoup de temps 
de main-d’œuvre.
Il existe deux solutions d’agrafes : les versions jetables dégradables ou biodégradables et les versions récupérables en plastique ou en métal. Ces derniers monopolisent beaucoup de temps de main-d’œuvre. - © P. Cronenberger

Comme pour les piquets, il y a deux paramètres à prendre en compte dans le choix du fil métallique : la nature de l’acier, qui assure sa résistance mécanique, et l’épaisseur de galvanisation, garante de sa durabilité. Parmi les fils métalliques, le viticulteur a le choix entre les aciers doux, les aciers mi-durs ou durs (fils techniques) et les aciers inoxydables. Moins chers, les aciers doux offrent une faible résistance, de l’ordre de 50 kg/mm2, alors que les aciers durs oscillent autour de 80 kg/mm2. De ce fait, pour une même charge, le diamètre des fils et donc le poids de fils sera plus important. “ Et pour un même poids de bobine, on dispose de 50 à 60 % de longueur en plus ”, affirme-t-on chez SNTN (fils Palis-Clos et Vinal-Clos). Côté allongement, le fil en acier doux peut s’allonger de 20 % : on l’utilisera préférentiellement sur des petites longueurs de rang.
“ Plus raides à travailler, les fils en acier mi-dur offrent un allongement de 6 à 8 % et dispose d’une mémoire élastique de 80 % ”, explique-t-on chez SNTN. “ Une dilation de 6 %, c’est 6 cm sur une longueur de 100 mètres, poursuit Jean-Marie Leclercq. C’est pourquoi, il faut en tenir compte lorsque l’on vient retendre les fils. Il ne faut pas le faire par 40 °C à l’ombre. L’idéal est de le faire à des températures médianes (15-20 °C). ” Pour ce qui est de la galvanisation, comme pour les piquets, on trouve trois types : 100 % zinc, zinc-alu (Galfan) et zinc-alu-magnésium (ZAM). Selon Jean-Marie Leclercq, c’est surtout l’épaisseur de galvanisation qui est importante. Mais les fabricants vantent les mérites du Galfan et encore plus du ZAM. “ La différence de prix n’est que de 7-8 % entre le 100 % zinc et le zinc-alu, précise-t-on chez SNTN. Avec une couche de galva de 40 micromètres, contre 36-38 pour le tout zinc. ”

Les écarteurs constituent un système de relevage pratique. Certains sont mécanisables comme le système Ecatik de SCDC.
Les écarteurs constituent un système de relevage pratique. Certains sont mécanisables comme le système Ecatik de SCDC. - © DR

L’inox ou le synthétique


Autre solution : le fil inox est, comme pour les piquets, très coûteux. Offrant une résistance de 130 kg/mm2, il ne se fait plus que dans quelques régions historiques ou dans les vignobles voulant à tout prix éviter les apports ferriques dans les blancs. Son taux d’allongement de 3 % en fait un fil sensible à la casse.
L’alternative aux fils métalliques consiste à employer du fil synthétique, c’est-à-dire en plastique. Cet usage est presque exclusivement réservé aux fils releveurs. On trouve principalement trois types de matériaux : le polyamide (ficelle en nylon), le polyprolylène (popularisé par la releveuse DMP Concept) et le polyester, avec notamment les fils Deltex.
Offrant une résistance de 60 kg/mm2, ces derniers ne se détendent pas à la chaleur : au contraire ! Ce type de fil offre une très grande élasticité et est plus léger à manipuler que du fil acier. Son prix varie en fonction du prix du pétrole, mais se situe en général en-dessous des fils galva haut de gamme. Il doit être tendu au minimum à 1 % : il faut alors tirer de un mètre le fil tendu pour une longueur de rang de 100 m. En revanche, ce type de fil n’apprécie pas trop la proximité des brouettes à sarments, et se montre un peu plus sensible à l’abrasion (sur piquets métalliques), aux prétailleuses, surtout lorsqu’elles sont un peu émoussées, et aux rogneuses. Après, le raboutage s’effectue facilement avec un nœud.

- © P. Cronenberger

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: Pour en savoir plus :

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Voir dossier de Réussir Vigne de novembre 2013. RV n°201, p. 16 à 21.

 

Au sommaire :

 

p. 17 - Palissage : ne pas lésiner sur les moyens.

 

p. 18 - Ne pas se planter dans le choix des piquets.

 

p. 20 - L’épaisseur de galvanisation plus importante que la composition.

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