Réussir vigne 04 décembre 2014 à 08h00 | Par Clara de Nadaillac

Des sauternes "entrée de gamme" pour élargir le marché

Une vingtaine de producteurs de sauternes proposent à présent des cuvées d’entrée de gamme, plus fraîches et plus vives. Le but : rendre le liquoreux plus accessible.

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Promesse, du château Rabaud-Promis, est positionné en entrée de gamme pour répondre à la demande de clients.
Promesse, du château Rabaud-Promis, est positionné en entrée de gamme pour répondre à la demande de clients. - © DR

La situation économique du sauternes n’étant guère reluisante, plusieurs vignerons ont décidé de réagir et d’élargir leurs gammes, afin de toucher de nouveaux consommateurs et d’autres modes de consommation. Etiquettes modernes et épurées, vins frais et fruités : ces sauternes sont plus simples d’abord que les liquoreux habituels. Thomas Dejean, du château Rabaud-Promis, s’est lancé sur ce créneau en 2008. Il a commencé à produire la cuvée Promesse, suite à la demande de clients. Et ne s’est pas arrêté depuis. “ Je l’ai conçue comme un produit à part entière, décrypte-t-il. Il s’agit d’un vin plus frais, sur des fruits croquants. ” Promesse est positionnée en entrée de gamme (16 €/col, contre 28 à 38 €/col pour le premier cru). Cette cuvée répond aussi à la nécessité, pour les domaines sauternais, de créer une gamme, chose pas forcément aisée en absence de rouge, rosé ou blanc sec. Et cela fonctionne ! Cette cuvée, qui représente 30 % de la production du domaine, connaît régulièrement une rupture de stocks.

La cuvée So Sauternes 
du château Bastor-Lamontagne joue avec les codes tendances, tout en gardant une accroche à la tradition, avec le rappel du blason.
La cuvée So Sauternes du château Bastor-Lamontagne joue avec les codes tendances, tout en gardant une accroche à la tradition, avec le rappel du blason. - © DR

Pour une clientèle jeune


Michel Garat, du château Bastor-Lamontagne s’est lui aussi lancé dans l’aventure en 2010. Sa cuvée So Sauternes est destinée à concurrencer le Lillet, l’apéritif bordelais, sur lequel il a indexé son prix (13 €/col). “ Nous avons voulu élaborer un vin plus moderne, moins effrayant pour le consommateur et plus ouvert ”, explique le vigneron. S’il ne représente pour le moment que 10 % de la production du château, Michel Garat espère bien que ce n’est qu’un début. Ce nouveau style de liquoreux séduit essentiellement la clientèle particulière, jeune ainsi que le CHR. En revanche, la grande distribution est plus mesurée : “ ces acheteurs sont calés sur une idée du sauternes et ont du mal avec ces nouveaux produits, analyse Michel Garat. Ils ne savent pas où les positionner dans la gamme. ” Pour l’instant…

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