Réussir vigne 05 février 2015 à 08h00 | Par Clara de Nadaillac

Des produits à base d’algues pour remplacer le cuivre

Dans le cadre du projet ProEcoWine, le laboratoire bordelais Phenobio et divers partenaires européens testent l’impact de deux formulations à base d’algues et de micronutriments sur les maladies de la vigne.

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Les essais 
sous serre
montrent que les algues permettent une petite stimulation 
des défenses 
de la vigne.
Les essais sous serre montrent que les algues permettent une petite stimulation des défenses de la vigne. - © Phenobio

. Quels sont les produits testés ?

Deux formulations à base d’algues et de micronutriments sont actuellement testées : l’une contre le mildiou, la seconde contre le botrytis. Le but est trouver une alternative au cuivre, notamment pour les viticulteurs en bio. Les algues, dont les partenaires souhaitent taire le nom, sont cultivées à grande échelle au Portugal.


. Comment fonctionnent ces produits ?

Ces produits semblent disposer de trois types d’action.
La première est un effet nutritif, grâce aux micronutriments. « Le produit agit alors un peu comme un engrais », confirme Xavier Vitrac, directeur général du laboratoire Phenobio.
Les algues auraient par ailleurs un petit effet de stimulation des défenses naturelles (SDN) de la vigne, ainsi qu’un effet direct sur les champignons. « Les travaux menés en interne démontrent
que la stimulation de la vigne n’est pas très importante, mais qu’elle existe », indique Xavier Vitrac.
En revanche, l’effet direct sur les champignons ne fait pas de doute en laboratoire. Des tests in vitro ont mis en évidence l’action létale des algues par contact, tant sur le botrytis, que sur le mildiou. Mais il reste à le démontrer à la vigne.


À quel stade de développement en est-on ?

Les essais en plein champs menés en 2014 n’ont pas permis de conclure sur une réelle efficacité des produits, les cadences n’ayant pu être tenues contre le mildiou à cause des pluies et le botrytis n’ayant pas pointé son nez cette année sur les zones d’essai.
Les partenaires souhaitent donc monter un second projet d’expérimentation, d’une durée minimale de deux ans.
Suite à cela, si efficacité il y a, les deux produits devront être homologués, ce qui repousse
la mise en marché potentielle à dans trois ans minimum.

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