Réussir vigne 15 mars 2011 à 18h59 | Par M.-E. Koralewski

DEMAIN - Harmoniser les mesures de perméabilité des bouchons

Abonnez-vous Réagir Imprimer
IL EXISTE CINQ MÉTHODES POUR MESURER LA PERMÉABILITÉ DES BOUCHONS, mais aucune d’elle n’est normalisée. Un groupe de
travail collaboratif, coordonné par le Ceseo de Dijon se penche actuellement sur la question.
IL EXISTE CINQ MÉTHODES POUR MESURER LA PERMÉABILITÉ DES BOUCHONS, mais aucune d’elle n’est normalisée. Un groupe de travail collaboratif, coordonné par le Ceseo de Dijon se penche actuellement sur la question. - © P. Cronenberger

Cinq méthodes différentes permettent de mesurer la perméabilité ou les taux de transmission d’oxygène des bouchons. “ Mais aucune de ces méthodes n’est normalisée et les valeurs obtenues sur un même bouchon peuvent s’avérer très disparates. D’autant plus que les conditions de mesures divergent d’une méthode à l’autre et parfois même aussi pour une même méthode, d’un laboratoire à l’autre. Ce qui rend difficile la comparaison des performances techniques des différents types de bouchons présents sur le marché ”, explique David Chassagne, directeur de la Cellule d’expertise scientifique en oenologie (Ceseo) de l’Institut Jules Guyot de l’Uni-versité de Bourgogne. Un travail collaboratif, porté par le réseau mixte technologique Propack Food et coordonné par le Ceseo, a ainsi été mis en place dans le but d’aboutir à une normalisation des méthodes de mesure de perméabilité des bouchons. Différents partenaires techniques, scientifiques et industriels (OEneobouchage, Amorim et Nomacorc) ont pris part à ce travail. “ Un premier échange avec les différents partenaires nous a amené à recentrer le projet, notamment parce que les mesures actuellement réalisées sur la perméabilité des bouchons ne sont pas toujours calées et diffèrent trop entre elles. Ce qui nécessite d’analyser dans un premier temps ces différentes méthodes ”, indique David Chassagne.

Déterminer une méthode robuste

“ L’objectif désormais est de définir parmi toutes les méthodes celle qui présente la meilleure robustesse et répétabilité ”, précise-t-il. Pour se faire, les laboratoires impliqués dans le projet ont réalisé, sur des lots de cinq bouchons provenant des trois fournisseurs, une mesure de l’OTR (Oxygen Transfert Rate) et si possible une mesure de la perméabilité. Toutes les données ont été collectées et sont en cours d’analyse par les statisticiens du LNE (laboratoire national d’essais) afin de trouver la (ou les) méthode efficace. La normalisation de cette (ou ces) méthode retenue pourra alors être envisagée et permettre à l’avenir d’évaluer de façon tangible les performances des différents bouchons du marché.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir vigne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui