Réussir vigne 22 février 2013 à 16h09 | Par Magali-Eve Koralewski

De nouvelles voies de valorisation des sous-produits vinicoles

L’ISVV de Bordeaux a pris part à un nouveau projet européen de recherche. Son but : la valorisation des résidus de vinification afin de permettre la production de composés à haute valeur ajoutée.

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Le projet européen Valuxtract a pour objectif notamment de trouver de nouveaux composés à haute valeur ajoutés issus des sous-produits vinicoles tels que les marcs  de raisin et les morceaux de bois de chêne usagés.
Le projet européen Valuxtract a pour objectif notamment de trouver de nouveaux composés à haute valeur ajoutés issus des sous-produits vinicoles tels que les marcs de raisin et les morceaux de bois de chêne usagés. - © P. Cronenberger

Valuxtract, projet de recherche européen qui vient de débuter, réunit plusieurs partenaires, notamment l’ISVV de Bordeaux, autour de différentes thématiques de recherches. À savoir : développer et évaluer des technologies innovantes pour valoriser les sous-produits vinicoles ; trouver de nouveaux composés à haute valeur ajoutée susceptibles d’être valorisés ; évaluer le potentiel de développement social et économique des nouveaux produits élaborés. “ Un bilan de tous les déchets récupérés au cours de la transformation du raisin en vin sera dans un premier temps réalisé. Il existe déjà de nombreux sous-produits valorisés issu notamment des marcs de raisin, des pépins de raisins et des lies de levures. Le projet cherchera à en découvrir de nouveaux en essayant notamment d’extraire et de valoriser certains composés issus des morceaux de chêne usagés et des marcs de raisin ”, précise Martine Mietton-Peuchot, responsable du projet Valuxtract.

Trois techniques d’extraction innovantes testées

Autre objectif : évaluer des méthodes plus respectueuses de l’environnement pour l’extraction de ces composés d’intérêt. “ Les technologies utilisées actuellement pour extraire les molécules à haute valeur ajoutées nécessitent l’utilisation de solvants. Nous allons tester l’utilisation de champs électriques pulsés, de décharges électriques haute tension et d’eau sous-critique comme méthodes d’extraction sans emploi de solvant organique. L’objectif également est d’arriver à extraire plus finement et sélectivement certaines molécules ”, indique Martine Mietton-Peuchot. Ensuite, la valorisation ou non des nouvelles molécules extraites dépendra de l’intérêt économique et social susceptible d’être généré. De premiers résultats sont attendus d’ici un à deux ans.

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