Réussir vigne 28 octobre 2016 à 08h00 | Par Clara de Nadaillac

Cinq axes contre le dépérissement

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David Amblevert (au centre), président de la FFPV, a présenté le plan dépérissement de la pépinière lors du congrès de la Fédération.
David Amblevert (au centre), président de la FFPV, a présenté le plan dépérissement de la pépinière lors du congrès de la Fédération. - © C. de Nadaillac

Les pépiniéristes souhaitent plancher sur cinq axes pour lutter contre le dépérissement de la vigne. Le premier consiste à mieux communiquer avec les viticulteurs autour des bonnes pratiques et des enjeux de la plantation. À cet effet, la FFPV (Fédération française de la pépinière viticole) et l’IFV ont diffusé une plaquette contenant les 12 règles d’or de l’opération, et rappelant notamment l’importance de la fertilisation, du travail du sol et de l’entretien des plantiers. La FFPV souhaite également se professionnaliser. « S’il y a 500 pépiniéristes différents, il y a pratiquement 500 méthodes de travail distinctes », a expliqué David Amblevert, président de la Fédération. Il souhaite donc créer une commission technique nationale avec l’IFV, afin de recenser ces différents schémas de production, pour améliorer les taux de reprise. « Il est actuellement de 40 ou 50 %, a rappelé le président. Quelle profession se satisferait d’un tel taux ? »

Vers un lieu de concertation avec la viticulture

Troisième axe : la gestion des vignes mères à greffons, avec deux problématiques : poursuivre le renouvellement du verger à raison de 3 % par an, et évoluer sur l’entretien des sols. Le quatrième point concerne la qualité et la diffusion. La FFPV a redit son désir de voir l’origine tant du greffon que du porte-greffe mentionnées sur les étiquettes bleues des plants, et a réaffirmé sa vocation à produire prioritairement des ceps pour le marché national. Elle a également souligné l’importance de connaître les besoins des vignerons à l’avance, car la fabrication d’un plant prend 18 mois. Enfin, la FFPV aimerait mettre sur pied des commissions régionales de concertation avec la viticulture. « Nous faisons partie de la même famille, souligne David Amblevert. Il faut un lieu où nous puissions nous concerter et échanger en toute confiance. » Un souhait bien accueilli par la viticulture, représentée par Bernard Farges, président de la Cnaoc.

 

 

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