Réussir vigne 14 décembre 2012 à 16h24 | Par M. Ivaldi

Chaptalisation - Jacques Gravegeal prend les devants

Le président de l'IGP pays d'OC s'explique sur sa prise de position concernant une augmentation de la taxe sur le sucre.

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Jacques Gravegeal a pris des "précautions oratoires" en demandant que si la taxe sur le sucre était augmentée, il fallait que l'argent retourne à la filière.
Jacques Gravegeal a pris des "précautions oratoires" en demandant que si la taxe sur le sucre était augmentée, il fallait que l'argent retourne à la filière. - © DR

Jacques Gravegeal, président de l'IGP pays d'Oc, est habitué à mettre les pieds dans le plat. Vendredi 7 décembre, il a créé la surprise lors de l'assemblée générale de l'ODG Pays d'oc, quand il a annoncé que "si les pouvoirs publics veulent augmenter la taxe sur le sucre, alors il faut que cette manne financière revienne à la filière viticole". La déclaration a été très mal perçue, notamment par les responsables syndicats présents à l'instar de Boris Calmette, président des vignerons coopérateurs de France. "La vérité est que pour la vendange 2013, il n'y aura pas de MC et MCR disponibles sur le marché". Autrement dit : l'autorisation exceptionnelle de chaptaliser qu'il faudra peut-être prendre en 2013 ne découlera pas de la fin de l'aide aux moûts mais bien d'une pénurie d'approvisionnement. Or l'augmentation de la taxe sur le sucre est une des voies étudiées par l'administration pour rétablir une équité entre les coûts d'utilisation des MC et MCR et la chaptalisation.

Explications

Jacques Gravegeal a néanmoins tenu à s'expliquer sur sa prise de position. "Il n'y a jamais de fumée sans feu. Le ministre de l'Agriculture, lorsque nous l'avons rencontré en août dernier, a indiqué que pour rétablir l'équité il y avait deux voies : celle de l'indemnité (et elle vient de se terminer), ou celle de l'augmentation de la taxe". Fort de ce constat, "je préfère prendre une précaution oratoire et demander à ce que l'argent qui pourrait être prélevé retourne bien à la viticulture. Ainsi, on ne pourra pas nous rétorquer que les vignerons n'avaient pas formulé de demandes précises".

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