Réussir vigne 12 mai 2009 à 16h28 | Par C. GALBRUN

Centre - La dynamique de développement végétatif influe sur le profil des vins

Selon de premiers essais menés par le Sicavac, la dynamique de développement de la vigne aurait un impact net sur la qualité et le profil aromatique des vins de cépage sauvignon.

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Pour le cépage sauvignon, il est important que la vigne ne soit pas concurrencée au départ par un enherbement excessif, nuisible à son alimentation en eau et en azote. On cherchera donc à avoir des vignes très peu enherbées en début de cycle pour favoriser ce développement rapide.
Pour le cépage sauvignon, il est important que la vigne ne soit pas concurrencée au départ par un enherbement excessif, nuisible à son alimentation en eau et en azote. On cherchera donc à avoir des vignes très peu enherbées en début de cycle pour favoriser ce développement rapide. - © P. Cronenberger

Tout est parti d'essais lancés en 1999 visant à évaluer l'influence de la hauteur de rognage sur la qualité des vins. « Nous avions alors constaté que plus on rognait haut, plus le degré des vins était élevé mais pour autant, nous ne constations pas de corrélation au moment de la dégustation entre les différentes hauteurs de rognage et la qualité des vins. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il y avait d'autres critères que la hauteur de rognage qui avaient beaucoup plus d'impact sur la qualité du vin », explique François Dal du Sicavac (Service Interprofessionnel Conseil Agronomique Vinification et Analyses du Centre). De nouveaux essais, cette fois-ci multi-critères (rognage, ébourgeonnage, enherbement avec mesure des alimentations hydrique et azotée, du volume foliaire, ...) ont donc été mis en place en 2002.

Un départ rapide de végétation

« Nous avons ainsi pu confirmer que le rognage n'était pas un facteur déterminant même si, en 2008, les vins issus de vignes rognées très bas (0,90 m) ont été préférés en dégustation à ceux provenant de vignes rognées haut (1,35m). Mais ceci ne constitue qu'une tendance », poursuit François Dal. « En revanche, nous sommes aujourd'hui persuadés que la dynamique de développement du végétal, à savoir l'activité de la pousse en début de saison et le stade végétatif auquel la végétation cesse de pousser., a un effet très net sur la qualité des vins et sur leur profil. Pour le cépage sauvignon, il est important que la vigne ne soit pas concurrencée au départ par un enherbement excessif, nuisible à son alimentation en eau et en azote. On cherchera donc à avoir des vignes très peu enherbées en début de cycle pour favoriser ce développement rapide de la vigne que l'on freinera ensuite par une reprise de l'enherbement. L'arrêt de végétation doit avoir lieu dès la fermeture de la grappe si l'on souhaite produire des vins de garde et plus tardivement pour les autres ». Autre enseignement tiré de ces essais qui vont se poursuivre : contrairement aux vignobles du sud où l'alimentation hydrique est considérée comme le premier facteur de qualité, les vignobles septentrionaux seraient beaucoup plus sensible à l'alimentation azotée.

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