Réussir vigne 09 novembre 2016 à 08h00 | Par Mathilde Leclercq

Béton brut ou revêtu : faites le bon choix

Les cuves en béton reviennent au goût du jour. Entre matériau brut ou revêtu de résines époxydiques, voici quelques clés pour vous aider à trouver la cuverie adaptée à vos besoins.

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Les cuves en béton connaissent un franc succès auprès des vinificateurs, notamment grâce à leur inertie thermique.
Les cuves en béton connaissent un franc succès auprès des vinificateurs, notamment grâce à leur inertie thermique. - © P. Cronenberger

Pour les adeptes du béton, il est parfois difficile de trancher entre une matière brute ou revêtue. Pourtant, ces matériaux se distinguent par plusieurs aspects. D’un point de vue hygiène tout d’abord, certains experts donnent l’avantage aux résines époxy. « Il s’agit d’un matériau beaucoup plus facile à nettoyer et à désinfecter », estime Pascal Poupault de l’IFV. La tâche peut s’avérer plus complexe pour le béton brut et le chercheur recommande un suivi draconien, pour agir en préventif plutôt qu’en curatif. « Lors des vinifications, un simple rinçage à l’eau peut suffire pour éliminer l’excédent qui se dépose à la surface », souligne Denis Daurelle, fondateur de la société DVtec Vinicole. Cette préconisation ne s’applique qu’aux transferts rouges sur rouges. Pour le reste, mieux vaut opter pour de l’époxy, ce qui évite les opérations de dérougissement et d’affranchissement en cours de vinifications. En revanche, le fournisseur conseille de réaffranchir le béton brut entre chaque campagne. « L’idéal est de réaliser deux ou trois passages avec un pulvérisateur dosé à 25 % d’acide tartrique, souligne-t-il. Et il est indispensable de laisser les parois de la cuve sécher pendant au moins 24 heures entre chaque couche. »

Le béton brut pour une oxygénation ménagée

Cependant, ces contraintes d’hygiène ne semblent pas freiner les vinificateurs. « Aujourd’hui, près du trois-quarts des cuves que nous vendons sont en béton brut. Il faut comprendre que les ventes d’époxy ont complètement chuté dès que l’on a commencé à évoquer les contaminations aux phtalates. Il y a une vraie crainte à ce sujet », assure le distributeur. Des réticences que tempère tout de même Pascal Poupault. « Nous travaillons là-dessus actuellement et il n’y a, a priori, plus de problème de ce côté-là », observe le chercheur. Il pointe par contre la microporosité du béton, véritable critère de choix pour bon nombre de vignerons. « Le béton brut, poreux, permet une oxygénation ménagée et entraîne ainsi moins de problèmes de réduction que les résines époxy », poursuit-il. Des propriétés qui permettent d’avoir une évolution similaire au bois, selon Denis Daurelle, contrairement aux cuves époxy, davantage comparables à l’inox. Enfin, pour les indécis, le prix reste un facteur incontournable. « Sur un volume de 100 hectolitres, il faut compter 1 000 à 1 500 euros de plus pour un revêtement en époxy », commente Denis Daurelle. Et à cela peut s’ajouter le coût de la réfection des résines, dont la durée de vie tourne autour de 15 ans d’après le spécialiste.

. Les avantages de l’époxy

> Facilité de lavage

> Peu de contraintes d’entretien

. Les avantages du béton brut

> Microporosité

> Faible coût

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