Réussir vigne 13 septembre 2017 à 08h00 | Par Clara de Nadaillac

Baisse de crémants annoncée

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Olivier Sohler (à gauche) et Franck Vichet, respectivement directeur et président de la fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant, estiment que le volume de crémants 2017 sera historiquement faible. La qualité sera néanmoins au rendez-vous.
Olivier Sohler (à gauche) et Franck Vichet, respectivement directeur et président de la fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant, estiment que le volume de crémants 2017 sera historiquement faible. La qualité sera néanmoins au rendez-vous. - © C. de Nadaillac

Petite récolte 2017 oblige, les volumes de crémants 2017 devraient être faibles. « C’est une année compliquée, confirme Franck Vichet, le président de la fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant. Nous allons perdre 30 à 40 % de production alors que le marché est porteur. » La fédération espère arriver à maintenir une commercialisation de 80 millions de bouteilles, alors qu’elle visait les 100 millions. « C’est d’autant plus regrettable que la qualité est exceptionnelle, complète le directeur Olivier Sohler, avec des vins qui titrent entre 10,5 et 11 % alc. et ont une superbe acidité. » Pour pallier ces problèmes de sourcing, certains opérateurs ont incité les vignerons à vendanger à la main (en vue de faire du crémant) des parcelles normalement affectées à la réalisation de vin tranquille. Une modification rendue possible par les faibles rendements, normalement plus restrictifs en crémant.

Une prime qui paie les frais de vendange manuelle

C’est le cas des Vignerons de Saint-Pey Génissac, en Gironde. « Nous avons exceptionnellement donné des primes aux vignerons acceptant de dédier des parcelles avec du volume à la production de crémant », illustre Dominique Furlan, président de la coopérative. Cette prime correspond à la prise en charge des frais de vendanges manuelles. Car pour cette structure, disposer de crémant à son catalogue est un vrai plus. « Cela rajeunit notre image, et il y a une vraie émulation sur ce produit, indique Dominique Furlan. C’est un produit d’appel, qui tire le reste de la gamme. Et il est bien valorisé, notamment à l’export. » La cave avait la capacité de commercialiser 30 000 hectos cette année, mais ne va malheureusement en produire que 15 000… Et cette situation se retrouve malheureusement dans nombre de bassins. À commencer par le Jura et l’Alsace.

Première conséquence de cette tension sur les volumes, les prix des moûts alsaciens ont augmenté de 30 %. Et ceux des crémants devraient également progresser.


Clara de Nadaillac

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